Côte d’Ivoire, Semaine 1

L’adresse à la nation du Président Laurent Gbagbo en ce début d’année 2026 a eu pour les Ivoiriens, un bien meilleur goût que toutes les fins d’années qu’ils ont connues jusques ici depuis la nuit sanglante du 18 septembre 2002.

Après avoir enterré hier l’année 2025, il semble bien que la Côte d’Ivoire soit désormais disposée à fermer cette parenthèse de sang pour se tourner définitivement vers des lendemains qui chantent.

Le Président Gbagbo revenu au pouvoir après une campagne électorale tumultueuse et par endroit sanglante, s’est adressé à son peuple. Le Woody bien qu’affaibli par ces dernières joutes politiques mais aussi par le poids de l’âge et du bagne, en pagne traditionnel est apparu sur le petit écran, débonnaire mais stoïque avec une mine qui laisse à rêver de lendemains meilleurs.

Le troc du costume cravate contre un ensemble Bété Gloko bien stylisé et presqu’aussi fin que du lin, n’était pas la seule note symbolique de ce nouveau départ ; en effet la présence aux côtés du chef de l’état de son premier ministre Mr Tidjane Thiam qui lui, arborait une tenue Baoulé des grands jours comme tous les Ivoiriens ont pu le voir alors que le plan se desserrait en même temps que s’installait l’Abidjanaise, est assurément un signal fort pour la nation ivoirienne qui revient de loin.

Sur le réalisme 

Je vois d’ici les tenants du pouvoir actuel ainsi que leurs suiveurs se tordre en contorsion pour rire de ce tableau que je viens de peindre, parce que pour eux ce qu’ils vont qualifier d’élucubration surréaliste ( je n’en doute pas), est loin de pouvoir se matérialiser tant ils sont convaincus qu’ils règneront jusqu’au retour de Jésus Christ (astafroullah!) ; parce qu’en bons adorateurs, ils sont aussi convaincus que leur ”dieu” ne laissera jamais se produire un tel scénario qui serait catastrophique pour le château de cartes qu’ils ont construit.

D’abord, à tous ceux qui pensent que comme tous ces pasteurs et prophètes qui ont gravité longtemps autour de l’ancien pouvoir, et contribué dans une certaine mesure à sa chute je viens allonger la liste, je voudrais dire que je n’appartiens pas à la classe de ces bonimenteurs qui dans leurs bibles de cristal ne voyaient briller que leurs avenirs égoïstes et rétrécis au détriment de celui du pays.

Mais s’il leur est vraiment impossible de ne voir autre chose en moi qu’une nouvelle race de diseurs de bonnes aventures, alors je serai flatté après qu’ils auront regardé de plus près (s’ils le peuvent), de voir plutôt dans ma plume, celle d’un initié à ces choses hermétiques telle que la théosophie qui sait faire parler les chiffres comme ceux qu’on trouve dans la date du 18 septembre (9e mois) de l’année 2002 dans la combinaison qu’ils forment avec le nombre que représente la date de la prochaine élection présidentielle en Côte d’Ivoire, qui je peux me permettre de l’annoncer sans ambages, refermera le temps du sang versé des ivoiriens.   

Mais laissons là les grimoires et restons cartésien pour simplement constater ensemble que ce tableau que je peins n’a rien de surréaliste. Il ne pourrait être que la matérialisation simple et possible des résultats de la prochaine élection présidentielle, pour peu que le pouvoir en place, accepte de jouer tout simplement le jeu démocratique qui laisserait Laurent Gbagbo se présenter comme candidat et permettre aux ivoiriens  de démontrer que cette description que je fais du nouvel an 2026, est bien plus réaliste que tout ce à quoi ils s’attèlent en ce moment et qui serait bien plus cauchemardesque pour la Côte d’Ivoire que ce que je décris ici ; ce qui au demeurant et malheureusement pour eux, est pour leurs soutiens occidentaux la meilleure géostratégie souhaitée pour cette partie du Golfe de Guinée en ce moment (je le démontrerai).

Voyons d’abord pourquoi ce tableau est en premier lieu bon pour nous ivoiriens avant qu’il ne fasse l’affaire de la France et des Etats-Unis pour ne citer que ceux-là. Commençons par Tidjane Thiam pour démontrer comment en tant que prochain premier ministre de Laurent Gbagbo, il formerait avec lui la puissante paire qui apporterait des solutions plus que durables aux nombreux problèmes actuels de la Côte d’Ivoire.

Sur Tidjane Thiam 

En dépit de ce qu’on pourrait reprocher au président Felix Houphouët Boigny, force est de constater qu’ils sont bien nombreux les Ivoiriens qui pensent qu’il a été vraiment un bon père pour la nation ivoirienne. Bâtisseur de la prospérité de la Côte d’Ivoire, il a été jusqu’à sa mort le garant de la paix, que ces héritiers légitimes ou non, n’ont su préserver dans ce pays aujourd’hui divisé.

Mais qui mieux que Tidjane Thiam devant tous ces prétendants et prétentieux, peut se targuer de cette légitimité pour mériter mieux que quiconque d’être appelé houphouëtiste ?

En tout cas il a pour lui au moins, le sang du patriarche qui coule dans ces veines et ce cœur plein d’amour pour sa Côte d’Ivoire, qui irrigue ce cerveau brillant, admiré par le monde entier, qui déjà a plein d’idées intelligentes et justes pour hisser notre pays à la place qui lui revient dans le concert des nations.

À tous ceux qui seront aussi tentés de lui reprocher son patronyme qui pour eux le disqualifierait d’office, je voulais simplement dire à ces âmes en peine que mieux que son sang, le rang de Tidjane Thiam est bien au-dessus de la qualité d’ivoiriens qu’il nous faut pour guérir ce pays que certains ont balafré. Et ce n’est pas parce que leur champion n’en porte pas que nous avons oublié les cicatrices qu’il a causées à notre pays, pour se venger de tous ceux-là qui justement lui ont reproché de ne pas en avoir sur les tempes, pour qu’il fut facilement identifiable et démasquable, lui qui a usé de ce visage angélique immaculé pour tromper les uns, mais assurément pas les autres qui ont toujours su qu’il fallait se méfier des anges à la grande ‘’beauté’’.

Il y a aussi les autres que sa double citoyenneté actuelle dérange au plus haut niveau et qui ont vite fait de voir en lui, le pion d’un autre complot qui se prépare contre la Côte d’Ivoire. À ceux-là, je dirai tout simplement que plutôt qu’un danger, Tidjane Thiam est pour notre pays un atout, dans ce sens qu’en tant qu’Ivoiro-Français, mais surtout à cause de son histoire personnelle avec la France, il est, plus qu’aucun autre ivoirien, celui qui aujourd’hui est le mieux placé pour faire entendre raison aux dirigeants Français de la nécessité d’une redéfinition des termes des relations de notre pays et de l’Afrique avec l’ancien pouvoir colonial.

Il est la seule garantie en ce moment pour la France (qui ne lâchera pas la France-Afrique sans combattre), pour négocier un bon deal où tout le monde sortira gagnant, et où la France ne se sentira pas obligé de ruser avec l’Afrique, tant les conséquences d’une telle attitude pourrait emmener l’ancien colonisateur à perdre définitivement, son ancien pré-carré, au profit de nouvelles forces en présence telles que la Russie, la Chine, la Turquie et autres. 

Avec une parfaite maitrise du monde du business international, Tidiane Thiam est aussi celui qui peut s’assoir avec les Etats-Unis, les Royaume-Unis, la Chine et bien d’autres pays qui ont pour lui le plus grand respect, pour discuter et négocier de bonnes opportunités pour la Côte d’Ivoire dans un contexte géostratégique tendu entre les puissants de ce monde.

Laurent Gbagbo, le vrai don de soi

Laurent Gbagbo est quant à lui, l’image tutélaire, et peut être le seul qui saurait conduire une vraie réconciliation de tous les fils et filles de la Côte d’Ivoire pour véritablement refermer cette parenthèse de sang.

Par sa position de grande victime dans le tort qui a été fait à notre pays, il est celui qui est mieux positionné pour appeler les uns et les autres à pardonner tout ce qui s’est passé. Il est celui qui peut ramener à la raison tous ceux qui ont soif de vengeance, mais aussi donner l’assurance à ceux qui ont meurtri la mère patrie, qu’il ne leur sera fait aucun tord dans le projet commun de tous de vouloir tourner la page.

Non, il n’y aura pas de revanche des bétés sur les dioulas dans la nouvelle Côte d’Ivoire, ni d’animosité contre les baoulés et tous ceux qui les accusent d’avoir été trop laxistes en permettant à la chienlit de s’installer dans notre pays.

Ils sont nombreux qui ont cru que Gbagbo ne reviendrait jamais de la Haye, mais de l’enfer il est revenu, et comme Orphée mais plus sage, il sait qu’il lui reste encore quelques pas à accomplir pour sortir complètement des ténèbres sa belle Eurydice, sa Côte d’Ivoire ; mais pour empêcher ça, certains feront tout pour qu’il ne se présente pas au grand jour.

Gbagbo Laurent est celui qui mieux que personne, peut assainir l’échiquier politique, en repositionnant la démocratie vraie au centre du débat politique où les règles du jeu seront respectées par tous et pour tous, afin que des gens Tell Guillaume, revienne se repentir pour avoir transpercé le cœur des Ivoiriens le jour où il a décidé de prendre l’arbalète, pour jeter une pomme de discorde au milieu du peuple. C’est aussi lui qui pourra convaincre Charles afin qu’il abandonne le gouda et revenir ici, pour mieux semer son blé dans cette terre ivoirienne qui semble être devenu moins fertile à cette semence proverbiale sienne qu’il a depuis perfectionnée.

À la croisée des chemins

En effet, nous nous trouvons aujourd’hui à une vraie croisée des chemins. C’est le moment où chaque individu mais aussi chaque groupe se doit de se donner le temps de réfléchir profondément au prochain acte qu’il posera, car tout ce que les uns ou les autres feront à partir de maintenant déterminera plus que le sort de la Côte d’Ivoire, le leur en tant qu’individu dans cette Eburnie qui s’apprête à naître. C’est pourquoi je dirai par exemple à ceux qui détiennent le pouvoir en ce moment, qu’éliminer la candidature du président Gbagbo pour la prochaine élection présidentielle, ne fera que précipiter l’accession de Tidjane Thiam à la magistrature suprême ; mais même ça, ça ne devrait pas leur faire peur, car même s’il est plus que prêt à assumer pleinement cette position dès aujourd’hui même, le petit-fils d’Houphouët Boigny n’est pas aussi pressé que ça, contrairement à ce que disent nombre de ses détracteurs, qui craignent tout simplement qu’il vienne prouver qu’on peut diriger autrement et beaucoup mieux que ce qui nous a été donné de voir. En effet, pour Tidjane Thiam, le poste de Premier Ministre plus que celui de Président de la République est celui qu’il occuperait volontiers pour prouver au moins deux choses essentielles :

  1. Montrer d’abord qu’il n’est pas assoiffé de pouvoir, mais aussi prendre le temps de se faire connaitre des Ivoiriens (pour ceux qui ne le connaissent pas encore), en s’appliquant aux côté de Laurent Gbagbo, à assainir l’arène politique de toute forme de gabegie et de médiocrité, afin que seulement sur ce qu’il aura accompli pour contribuer au rétablissement du jeu démocratique et la prospérité de la Côte d’Ivoire, les ivoiriens le juge pour un jour si lui Tidjane Thiam le souhaite toujours, lui confier les rênes du pouvoir s’ils estiment qu’il a fait un bon travail.
  2. Démontrer que seul ceux qui le mérite le plus doivent exercer aux postes qui leurs reviennent, ceci en donnant les moyens de façon juste à tout le monde, pauvres ou riches afin que chacun à son niveau fournisse les efforts nécessaires qui aideront à développer le pays. En cela, il s’agira donc de remettre la Côte d’Ivoire au travail, mais aussi de redynamiser le rôle des partis politiques qui doit consister à aider le pouvoir en place à mieux faire en se remettant toujours en cause, plutôt que jouer les courtisans pour des postes juteux que très souvent ils n’ont démontré aucun mérite à occuper si ce n’est que celui de laudateur.

Ainsi donc quel que soit le scénario qui se présentera, c’est-à-dire que Gbagbo redevienne président ou que ce soit Tidjane Thiam, les tenants du pouvoir actuel ont plus intérêt à jouer carte sur table à partir de maintenant, parce que c’est inéluctablement l’un de ces scénarii qui aura lieu à la fin de l’élection présidentielle prochaine.

Pourquoi les partisans de ”l’émergence” auront t’ils beau jeu à s’assagir dès maintenant en permettant pour une fois à la démocratie vraie de s’exprimer ?

Tout simplement parce qu’ils ne pourront cette fois-ci empêcher au moins un d’entre ces deux-là d’être candidat. Et le peuple qui en a assez d’eux, élira l’un ou l’autre à leur place, donc à tous les coups, ils perdront le pouvoir, quelle que soit la stratégie qu’ils voudront mettre en place pour commettre la fraude qui jusques ici leur a réussi.

L’autre aspect de cette réalité est qu’ils ne pourront plus prendre de court leurs parrains occidentaux qui aujourd’hui sont plus en faveur d’une alternance que d’un statu quo, et le moins qu’on puisse dire, c’est que ces derniers ne permettront pas par exemple que Tidjane Thiam soit recalé, tout en espérant que tous, y compris Laurent Gbagbo puisse aussi participer à ces prochaines consultations ; l’important lobbying qui es en cours en ce moment et qui penche pour ce dernier aspect des choses est là pour l’attester.

Les caciques et les apparatchiks 

Plus qu’un tremblement de terre, ce cas de figure sonne pour les caciques et les apparatchiks du régime d’Abidjan comme la fin du monde, et c’est sans surprise qu’ils feront tout ce qui est en leur pouvoir pour empêcher leur fin de règne qui inexorablement arrive à grand pas, mais qui n’a pas forcément besoin d’être tragique ou dramatique.

En effet s’ils prennent le temps de faire attention à ce qui se prépare, ils verront que c’est le bon moment pour commencer à repenser leur avenir, en usant par exemple de tout le poids qu’ils pèsent aujourd’hui pour pencher dans la balance des solutions à trouver pour par exemple libérer tous ceux qui sont en ce moment en prison arbitrairement. Ceci redorera quelque peu leur blason et comptera certainement en leur faveur dans leur relations futures avec les prochains tenants du pouvoir.

À côté des politiques, il s’agit aussi de tous ceux qui de près ou de loin ont jusqu’à ce jour contribué à envenimer cette situation de crise, quand en voulant plaire aux tenants du pouvoir, ils se sont faits plus royalistes que le roi, en continuant à supporter cette ‘’justice des vainqueurs’’ qui continue de faire du tort aux ivoiriens.

Mais encore Il s’agit aussi de tous ces autres là qui se croyant plus intelligents, se sont rangés du côté de ce pouvoir, en enfermant leurs cerveaux au placard pour sortir leurs ventres pour qui, ils se font plus de soucis qu’autre chose. Tous ces pseudos intellectuelles, influenceurs, artistes, analystes politiques, journalistes, présentateurs télé et radio, hommes d’affaires, trolls et j’en passe, ont aujourd’hui l’opportunité de commencer à ajuster leurs positions et changer leurs narratives pour que tous nous allions vers cette réconciliation vraie qui sera entériné dans trois ans à la fin de l’élection présidentielle prochaine.

Mais, c’est du compte des actes qu’ils poseront à partir de maintenant qu’ils seront jugés crédibles ou non dans leurs engagement vrais ou faux à contribuer à cette réconciliation qui je le répète commence dès aujourd’hui, vingt ans après le déclenchement de cette rébellion inutile qui a endeuillée de nombreuses familles.

À titre d’exemple, nous pensons à ce chanteur de reggae égaré qui en se laissant pousser les poils du visage et de la tête, cherche à ressembler à Jésus Christ pour qu’on prenne son message comme parole d’évangile. Celui-là qui a fini de se prendre pour un professeur d’histoire pour donner des cours aux ivoiriens sur l’histoire de leurs origines, n’est en réalité qu’un artiste qui trouve son inspiration qu’en période de pleine lune, et la qualité de ses connaissances en histoire et ses aptitudes dans bien d’autres domaines, n’ont d’égal que son hirsute pilosité. Lui et l’autre star du reggae encore plus célèbre qui se croit trois fois plus intelligent que l’ensemble des Ivoiriens réunis, ne sont d’ailleurs que les deux faces d’une même pièce. Toutes ces personnes qui ont voulu faire croire à tous les Ouest-africains que la Côte d’Ivoire est un no man’s land qui n’a jamais appartenu à personne, et sur lequel ils pouvaient prétendre avoir des droits fonciers, quand ils n’accaparent pas nos terres de force, ont gravement contribué à dévisager ce beau pays qui est belle et bien la terre des Ivoiriens, ce peuple accueillant qui pour avoir ouvert grand ces portes, paye aujourd’hui le prix de sa trop grande hospitalité.

Gesellschaft vs Gemeinschaft

Mais parce que nous sommes des enfants d’Houphouet Boigny qui a voulu construire une société d’Africains libres et unis pour mieux faire face aux nombreux défis auxquels notre continent est confronté, nous leur avons offert le gîte et le couvert ; mais après s’être sustenté, et pris goût à nos mets et à l’ombre de nos maisons, certains d’entre nos hôtes ont cherché à nous déposséder de nos biens en cassant nos portes la nuit pour nous voler nos biens et violer nos femmes et nos filles.

N’étant pas satisfait du butin qu’ils amassaient ainsi, ils ont plutôt décidé de dévaliser le pays tout entier, pour cela ils sont allés chercher celui qui parmi eux nous ressemblait le plus, par son nom et son visage clair, afin qu’il dirige cette expédition punitive qu’ils ont accomplie avec l’aide du grand blond au yeux bleu qui lui, nous vole depuis plus longtemps déjà.

 Eh bien, nous arrivons à la fin de tout cela maintenant, nous allons très bientôt reprendre notre pays et le remettre sur les rails du vrai développement pour nos enfants et petits-enfants. Parce que cette société que Houphouët Boigny a voulu créer, ce n’est pas une société civile où on entre et sort comme on veut en prenant ce qui ne vous appartient pas, mais c’est plutôt un contrat social qu’il a voulu pour les Ivoiriens qui devraient accepter de greffer à la souche qu’ils sont, ceux de leurs frères qui auront compris ce projet qui devrait bénéficier à tous sans qu’atteinte ne soit porter à cette souche. La Côte d’Ivoire est ce qu’en Allemand on appelle une Gemeinschaft et non une Gesellschaft. C’est Houphouët qui dans sa mansuétude a voulu pour ne pas être une oasis dans le désert l’ouvrir à tous, mais cette bonté nous a couté ce que ça nous a couté, et aujourd’hui plus que jamais, il est temps que nous qui avons survécu à Boigny et à tous les assauts qui nous ont été portés, de repenser ce contrat social en premier pour les Ivoiriens, ensuite pour le reste de nos frères africains, sans effusion de sang et toujours dans la paix que nous a laissé le père de la nation.

Et c’est ainsi que l’avait rêver Laurent Gbagbo, avant qu’il ne soit arrêté dans la réalisation de ce nouveau projet de société, par ces gens qui ne pensaient qu’à piller la Côte d’Ivoire pour s’enrichir sur le dos des ivoiriens, aux noms de qui ils ont contracté les plus grosses dettes de l’histoire de ce pays à travers un système de blanchiment d’argent bien huilé entre eux et leurs complices des organisations de Bretton Woods, dont les réalisations qu’on voient à Abidjan aujourd’hui, ne sont que le bout de l’iceberg du butin qu’il se sont constitué et qu’ils rêvent maintenant d’aller dépenser tranquillement dans les paradis fiscaux là où ils l’ont entreposé, et qu’ils ont peur qu’une audit ne vienne mettre à nue si jamais ils perdaient le pouvoir ; raison pour laquelle ils préfèreraient mourir pour se maintenir plutôt qu’accepter leur défaite prochaine.

Well ! qu’ils le veulent ou pas, le pouvoir ils le perdront cette fois-ci, c’est pourquoi pour ceux qui l’ont compris, il serait plus sage de commencer à négocier une bonne transition dans le cadre d’une réconciliation vraie, afin que de ces accords, les casses soient limitées pour les uns et pour les autres.

Imaginé un instant qu’après avoir quitté le pouvoir, si ceci ne se faisait pas dans le cadre d’une paix négociée, certains comme ils l’ont fait à d’autres n’arriveront plus à renouveler leurs passeports, pour ne serait-ce qu’accomplir des transactions financières ou même voyager dans ces paradis pour aller ‘’manger’’ tout cet argent volé! Et bien, pour éviter tout ça, Asseyons-nous et discutons !

À tous ceux qui après tout ce qui a été dit, pensent encore dans leur for intérieur pouvoir réussir à se maintenir au pouvoir à la prochaine élection, et refuserons de s’inscrire dans cette dynamique de réconciliation qui commence maintenant, qu’ils sachent qu’à eux même et à tous ceux qui portent leurs noms, il sera demandé des comptes, et aucune faveur ne leur sera accordée quand le moment de se repentir se sera refermé. Alors qu’ils prennent bien la mesure de cette main tendue et qu’ils s’appliquent à trouver les voies et moyens pour aller à la rencontre de leurs frères et sœurs pour dès aujourd’hui commencer à fermer cette page noire de notre destin commun.

Pour ma part, j’ai décidé dès aujourd’hui, au moment où nous commémorons vingt ans de ces sombres moments de la vie de notre pays, de commencer une chronique hebdomadaire qui fera échos des actes posés par tous les Ivoiriens quels qu’ils soient sur le chemin de cette réconciliation, afin qu’au soir du 31 décembre 2025, nous puissions ensemble faire le bilan des efforts de tout un chacun vers ce progrès que nous appelons tous de nos vœux.

En conclusion

C’est une chronique qui se voudra hybride (telle que je l’ai baptisée) dans ce sens que tout en respectant tout ce qu’exige ce genre journalistique, je lui ajouterai par endroit et par moment les qualités qu’on retrouve dans la critique ou le billet, et s’il est clair que mes papiers se classeront dans le type du commentaire journalistique, je me donnerai la liberté de temps à autres de proposer des analyses et peut-être même produire des dossiers, tout cela présenté dans un style littéraire plutôt que direct, et c’est en cela qu’il apparaitra hybride, mais ce sera tout simplement dans une esthétique que je suis entrain d’explorer, ma façon à moi de consigner de façon chronologique, les faits et gestes les plus importants des ivoiriens, au cours de cette marche vers cette vraie réconciliation, qui consistera in fine à fermer une fois pour toute cette parenthèse de sang.

Une Chronique Hybride de Jacques Faran K.

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