À toute nos feuilles mortes
Un jour aujourd'hui vingt ans plus tôt
Balayées par des bourrasques fortes
Venues du nord vous arracher si tôt

J'adresse la douleur de mes mots
À vos arbres qui ne dresserons plus jamais
Cette ombre douce que j'aimais
Pour reposer mon cœur de tous maux

Que la saison nouvelle remplace ce vent mauvais
Et qu'arrosant vos poussières
La pluie d'eau tonne
sur vos tombes l'éclair et le tonnerre

Pour nettoyer la douleur du sang versé
Gouttes qui écrirons les pères versets
Du prochain livre saint qui constituera
La nouvelle alliance d'une Éburnie sans écueils

Pour que désormais de cette loi plus sévère
Nous préparons dans des efforts qui persévères
Le printemps qui à coup sûr tuera
L'automne de mille deuils

Jacques Faran K.

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