Côte d’Ivoire, Semaine X

‘’Résilience’’, c’est le nouveau mot à la mode chez bien de francophone d’Afrique en ce moment, en l’occurrence chez un bon nombre d’ivoiriens, qui ne ratent jamais une occasion de l’employer comme si c’était la nouvelle manière de paraitre intelligent ou tout simplement d’être à la mode.

Plus qu’un Effet de Mode

Le comble c’est que tous ces gens qui utilisent ce qui apparait fort comme un néologisme pour eux, ne semble pas vraiment en connaitre le sens profond ; il n’y a qu’à voir les contextes dans lesquels il est appliqué pour se demander si les gens sont devenus paresseux à ce point pour ne plus essayer de comprendre au moins quelque chose avant de l’utiliser. Un peu comme l’expression ‘’du coup’’, qui est devenue une expression bateau qui menace dangereusement la langue française, le mot résilience qui se classe lui à un autre niveau commence à subir un sort on ne peut plus similaire, alors qu’il renferme en lui un sens tellement fort et puissant que si les uns en saisissait la quintessence pour l’appliquer comme il se doit, bien de gens trouveraient là un moyen pour mieux résister à la dépréciation de la qualité de la vie de ces derniers temps, pour ne pas se laisser endormir par la quantité des possibilités de notre époque qui à cause de la multiplicité d’options qui nous sont offertes, dans presque tous les compartiments de notre vie, nous fait courir le risque de faire beaucoup de mauvais choix, quand nous ne sommes pas tétanisés par cette abondance et ce brouhaha.

D’abord il faut dire que pour ceux qui vivent dans des pays anglophones, ce mot n’est pas du tout nouveau ; et c’est peut-être parce que les anglo-saxons ont pris du temps pour vraiment comprendre ce que ‘’résilience’’ veut dire qu’ils ont une approche différente de la vie que leurs semblables francophones. En tout cas c’est un constat que j’ai fait depuis un certain temps, pour moi qui vis ici en Afrique du Sud depuis maintenant près de vingt ans, et qui voyage souvent sur le continent.

Venant de la Côte d’Ivoire, l’un des pays les plus francophones, j’ai failli dire le plus français d’Afrique, j’ai remarqué que le style de vie à la française adopté par les ivoiriens, leur façon de penser, est une pâle copie des mœurs françaises, et pire encore des mauvaises mœurs françaises ; et ceci se voit à la télé, à la radio et même dans le model d’éducation que les gouvernants ont choisi pour ce peuple qui à cause de ce qu’il a subi, devrait justement plutôt faire preuve de résilience, pour diversifier ses modèles, afin de se redéfinir une identité et un destin bien à lui, enrichi de tout ce qu’il aurait recherché et trouvé d’intéressant chez les autres et qu’il aurait intégré à son développement. Cette posture serait un idéale à vouloir atteindre, mais quand on sait qui, depuis le début est à la manœuvre, il n’est pas difficile de comprendre que cet objectif ne sera jamais atteint, d’abord parce qu’Alassane Ouattara, qui a toujours rêver de régner sur les Ivoiriens, n’a jamais eu à cœur le bonheur de ceux-ci, mais bien plutôt le sien, mais aussi parce que son projet était d’humilier et retarder les Ivoiriens qu’il admirait tant mais qu’en vérité il déteste tout aussi profondément. Sinon, le modèle français en tant que tel n’est pas si mauvais en soi, après tout.    

Tout le Sens du Combat des Vrais Ivoiriens

Comme vous le voyez, c’est sous le prétexte d’une mauvaise compréhension du mot ‘’résilience’’ que j’ai voulu aujourd’hui attirer l’attention de mes compatriotes sur la réalité que vit le pays aujourd’hui. Sans expliquer ce terme, je voulais pousser les Ivoiriens qui continuent de se battre ou tout simplement ceux qui toujours rêvent d’une meilleure nation avec un projet de société plus adaptée à l’identité ivoirienne, à effectuer des recherches sérieuses sur le sens profond de ce mot, car à lui seul, il renferme toute la définition du combat que l’ivoirien digne de ce nom doit mener pour sortir son pays du trou dans lequel l’a déposé Alassane Ouattara.

Oui, c’est par la résilience vraie, que nous recouvrerons dans l’effort juste et la persévérance, notre liberté ; et c’est en résistant aux chants des sirènes et à la corruption que nous reviendrons des enfers pour bâtir les vrais ponts de la paix et de la prospérité partagée équitablement entre filles et fils de ce pays qui était déjà si beau.

Je vous invite donc tout simplement à vous armer de résilience.  

Une Chronique Hybride de Jacques Faran K.

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